Né à Cholet, en 1926

Elève des Langues orientales et fraîchement diplômé en Russe (1948), François Morellet entre dans l’usine familiale en 1949 et se met à créer des œuvres qui attirent l’attention du galiériste Raymond Creuze. Il expose à Paris. C’est le début d’une réussite artistique qui fait de lui un « Contemporain Capital » et celui qui a été l’un des plus grands révolutionnaires de l’art contemporain dans le monde reste un artiste singulier et inclassable, icône de l’abstraction géométrique, de l’art concret et de l’art minimal.

C’est un artiste déjà largement converti aux interventions muséales à en juger par son palmarès : Musée de Groningen (1994), de Weserburg, de Brème (1996-1997), Beaux Arts de Chambéry (1981-1982), Art et d’histoire de Cholet (2000), Musée de Varsovie (1992), pour ne citer que celles-ci.…. Il expose dans de nombreuses et prestigieuses galeries depuis 1952 et dans les grands musées, Musées d’Art Moderne de la ville de Paris entre autre.

Il rencontre Max Bill au Brésil puis en Suisse, qui lui confirme son idée d’art plus conceptuel, plus intellectuel. Il est à la fois peintre et sculpteur et dans la ligne de la commande passée par la ville de Nantes pour le bâtiment « Harmonie Atlantique » où il conçoit une œuvre aléatoire « indicateur météorologique » et ce n’est pas terminé… !

Il fut invité en 2010 à concevoir un décor pérenne pour le Musée du Louvre. Son œuvre est intitulée « l’esprit d’escalier ».

En 1982-1983, dans le cadre d’une commande publique, il a réalisé pour le lycée Henry-Bergson d’Angers, une œuvre composée de quatre carrés en pierre autour d’un plan d’eau.

Etant moi-même du Maine et Loire, il était dans la ligne des choses que je lui demande de créer pour la collection une œuvre en forme de girouette, ce qu’il fit en croquis au bas d’une lettre datée du 01/10/2004. Réalisée en cuivre par le maître ferronnier Georges Loubière en 2005 (signée Morellet- inv Loubière facit), cette girouette connut tout de suite un grand succès pour son humour insolite et son clin d’œil pertinent, atypique dans l’œuvre de l’artiste. On est loin en effet de ses créations réalisées avec des néons de couleur, mais le graphisme est identique et l’appellation « Bon courage » dans la ligne d’esprit de François Morellet qui a le goût des mots, n’a-t-il pas dit, alors qu’il exposait en 2001 au Jeu de Paume à Paris :  « j’ai toujours cherché à réduire au minimum mes décisions subjectives et mon intervention artisanale pour laisser agir librement mes systèmes simples, évidents et de préférence absurdes ».

Note : la photo provient de Wikipédia

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